Human after all

For my own protection

Sometimes the camera is there as a form of protection. It's not the capture of the moment, of others, or of emotions that matters most; it's the need to place an interface between myself and the world. A welcome simplification, a reason for my absences, a bulwark. In this sense, the capture process is the determining element of my approach. Before the light or the framing, I must first find the temporary comfort of a viewfinder. And it is in this space that I create that it becomes possible to glimpse reality. In this way, these moments of self-defense are akin to human-computer interfaces, to the simplified language we must invent to interact with the world via a computer. I search for traces of this somewhat vanished world, a world replaced by increasingly violent videos, closer to exaggeration than curation. Algorithmic social media claims to be more human, yet it is moving further away from it. To protect humanity I propose being robots, for a while.

Pour ma protection

Parfois l’appareil photo est présent par protection. Ce n’est pas la capture du moment, des autres ou des émotions qui prime, c’est le besoin de placer une interface entre moi et le monde. Une simplification bienvenue, une raison pour mes absences, un rempart. En cela le procédé de capture est l’élément déterminant de ma démarche, avant la lumière ou le cadrage il faut déjà que je retrouve le confort temporaire d’un viseur. Et c’est dans cet espace que je crée qu’il est possible d’apercevoir la réalité. En cela ces moments de défense s’approchent des interfaces homme / machine, du langage simplifié que l’on doit s’inventer pour interagir avec le monde via un ordinateur. De ce monde un peu disparu je cherche les traces, lui qui est remplacé par des vidéos toujours plus violentes, plus proches de l’exagération que de la curation, le social média algorithmique se veut plus humain et il s’en éloigne pourtant. Pour protéger l’humanité je propose de devenir robots, pour un moment.

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